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(Ici aussi se confirme ce que l’expérience m’a sans cesse enseigné, contre la nature originelle de ma pensée : que le corps est moins corruptible que l’esprit. L’esprit, c’est un charmant théâtre d’illusions que nous créons à notre usage, il est tissé de belles paroles apaisantes, qui nous font croire à une familiarité infaillible avec ce que nous sommes, une connaissance proche et intime qui nous évite d’être surpris par nous-mêmes. Comme ce serait ennuyeux, pourtant, de vivre dans une certitude de soi aussi facile !)

Pascal Mercier, Train de nuit pour Lisbonne, p.232

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C’est à cela qu’il songeait encore en se glissant voluptueusement dans les draps frais de son lit. Dans la chambre ronronnait imperceptiblement l’appareil à air conditionné, et dans l’ouverture des rideaux l’énorme enseigne au néon du Sahara embrazait le ciel nocturne. Depuis deux jours, il avait remporté trois victoires consécutives, fais chaque matin de l’exercice dans le gymnase désert est parcouru une douzaine de longueurs dans l’immense piscine, taté des différents menus de l’hôtel et joué au vingt-et-un sur les tables du casino. Enfin il commençait à se sentir en paix avec lui-même. Tout ce temps qu’il venait de passer à travailler comme un forcené pour Mayhew, à courir  la campagne pour acheter des patchworks, des bonnes femmes en acier chromé et des panneaux de bois sculptées, à s’échiner dans la boutique, à peindre les murs, à tirer des fils électriques, à décoller le lino et à faire le ménage, tout cela était bel et bien révolu. Et révolu aussi les incertitudes angoissante de la cinquantaine, les faux problèmes que posent le sexe, le fric et les passions. Son monde à lui, son véritable univers, c’était cette chambre, cette salle de bal et ce casino douze étages plus bas, ce dédale d’interminables galeries de miroir bordées de somptueuses boutiques inaccessibles au commun des mortels. Depuis son arrivée, il n’avait pas mis les pieds dehors et ne ressentait pas la moindre envie de le faire. Cette hôtel ressemblait à une fourmilière, un vaisseau spatial, à une citadelle, elle lui offrait tout ce qui pouvait suffire à son bonheur. Ce retranchement d’une semaine à l’écart du monde lui faisait l’effet d’une retraite spirituelle dans un monastère. À 4h du matin, apaisé par le contact des draps frais sur sa peau, l’épaule à peine endolori par les efforts déployés pour mouvoir sa splendide Balabushka, il se laissait envahir par une subtil extase qu’il avait bien connu dans sa vie de flambeur : le sentiment de vivre une existence unique, à mi-chemin entre les frontières du réel est le rêve, là où les billes étincelantes virevoltent sur un éclatant rectangle vert et où l’adresse n’atteint son apothéose que sous la clarté enfumer des projecteurs. Oui, l’expérience qui lisait était bel et bien celle d’un moine, d’un somnambule éveillé.

Walter Tevis, La Couleur de l’argent, p.316

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